Philippe Gammaire, journaliste, consultant en communication et formateur au CFPJ. J'ai créé UniversMedias parce que la révolution en cours sur le web est passionnante. Elle va influencer durablement les pratiques journalistiques et oblige l'ensemble des médias traditionnels à repenser leur contenu. J'essaie d'apporter ma pierre à l'édifice...
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10-09-2007. EXTRAITS DE PLAY LIST.
Spécial revival Le vent nous portera (Noir Desir & Mano Negra, live Taratata) Nicaragua Sandinista
Trimm Trabb (Blur)
Microsoft vient de retirer précipitamment son père Noël en ligne. Viré !
Père Noël Ho-Ho-Ho (c'est son nom) a dérapé.
Deux mots qui font le tour du web.
Il a parlé de "oral sex" à une petite fille, venue discuter sur internet de sa liste de cadeaux.
L'oncle de la petite est journaliste au "Register", un canard anglais. C'est lui qui a clôt la conversation par un échange d'insultes avec "Dirty bastard", pardon Père Noël, et diffusé l'info.
L'enfant devisait pourtant innocemment à propos de son goût pour les pizzas.
C'est juste qu'Ho-Ho-Ho est un robot : il s'est pris la sémantique dans le tapis, l'intelligence artificielle a ses limites. Apparemment pas la bétise des concepteurs.
Oui, Microsoft avait confié ses discussions en ligne à une machine, pour échanger avec les enfants.
La magie de Noël en prend un coup.
N'allez surtout pas commander une pipe au Père Noël de Microsoft.
On ne sait jamais.
Juste une chanson, pour prendre du recul avec cette grève éprouvante pour tous.
Un clin d'oeil aux cheminots, par deux fous chantants comme on peut en rencontrer parfois au détour d'une rue de Paname. Quand on marche.
Dimanche soir pour moi, ce sera TER+TGV, direction Lyon, pour une semaine de stage au Progrès. Tchou-tchouuu !
Voici l'une des vidéos réalisée par deux stagiaires, Emilie Bouvet et Jean-Noël Buisson, ayant participé à la session de formation "podcasts" que je viens tout juste d'animer au CFPJ.
Deux jours c'est bien court pour aborder toutes les facettes de la vidéo sur le web :
technique (formats de fichier, streaming, flux RSS, encodage),
rédactionnelle (prise de vues, construction du récit, contextualisation)
et post-production (montage et mise en ligne).
Au fond, l'essentiel lors de ces deux journées c'est de bien comprendre toute la chaîne de production d'un contenu multimédia numérique. Au final, le résultat est là. Pour chacun des stagiaires, il faudra ensuite pratiquer cette technique au quotidien, pour l'affiner et oeuvrer à un web réellement multimédia.
Comment exploiter la dimension multimédia du web, en utilisant l'expertise des journalistes d'un quotidien papier ?
Lefigaro.fr a résolu la difficile équation dont on peut apprécier l'exemple à travers la couverture du procès d'Yvan Colonna, assassin présumé du préfet Erignac.
Pour faire court le chroniqueur judiciaire du quotidien, Stéphane Durand-Souffland, est interviewé et filmé à la sortie du tribunal, où il dresse en quelques minutes un compte-rendu de la journée du procès. Et donne son analyse des débats.
Plusieurs avantages évidents à cette manière de traîter l'info pour le web :
L'immédiateté. Les trois ou quatre minutes de vidéo sont facilement et rapidement mises en ligne sur le site du figaro.fr. Il s'agit d'un plan-séquence, sans montage particulier, sinon un ajout de sous-titres pour identifier le journaliste. Rien que du très basique en termes de post-production et mise en ligne. On est totalement dans la notion de flux (d'information) propre au web, qui s'oppose à la périodicité d'un journal papier.
Le partage et le buzz. La vidéo est publiée en même temps sur DailyMotion (qui l'héberge) et sur le site du Figaro.fr. Elle peut donc être vue par d'autres lecteurs que les habitués du journal. N'importe quel blogueur peut aussi récupérer la vidéo et en parler ailleurs (comme ici). Une manière de renvoyer les lecteurs sur le site du journal, bien vu.
L'utilisation intelligente du web. Plutôt que de faire un copier-coller d'un article qui sera de toute façon rédigé pour le quotidien du lendemain (le truc à ne JAMAIS faire), lefigaro.fr a pris le parti d'exploiter la dimension multimédia propre au web. C'est vivant et ça ne prend pas trop de temps au chroniqueur judiciaire qui va ensuite rejoindre sa rédaction pour rédiger.
Cela fait plusieurs mois que lefigaro.fr a décidé de mettre en oeuvre cette synergie entre journalistes print et web. Je suis surprisque d'autres médias traditionnels ne lui ait pas emboîté le pas.
Certes, il y a les éditos vidéo de Christophe Barbier sur l'express.fr.
Je ne connais pas d'autres exemples.
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Il reste quelques heures, jusqu'à ce jeudi soir (15 nov.2007) minuit pour vous inscrire aux 2e rencontres du blog d'expression locale, organisées à Alençon par mon confrère Xavier de Mazenod.
Cette manifestation (pacifique) est destinée à favoriser les échanges entre blogueurs locaux. Le Prix associé à ces Rencontres veut mettre en valeur les meilleures expériences et les bonnes pratiques de ces blogs.
Les rencontres auront lieu le vendredi 7 décembre 2007 (14-20h) à la Halle au blé à Alençon. Un prix du blog citoyen sera attribué dans cinq catégories : vie locale (blogueurs indépendants, presse locale, sites officiels…), culture, économie locale (professionnels), blogs consacrés au social et à la santéet enfin tourisme (chambre d'hôte, musée, produits du terroir…)
Membre du réseau "L'atelier des médias", qui est l'extension web d'une émission participative de RFI, j'avais proposé il y a quelques semaines un sujet d'émission consacré aux MoJos.
Les MoJos sont des journalistes multimédias dédiés au web, qui travaillent aussi bien l'écrit, que l'image ou le son. J'en ai parlé abondamment ici et là aussi.
Philippe Couve, rédacteur-en-chef et animateur de "L'atelier des médias", a accepté ce sujet et mené l'enquête en contactant plusieurs MoJos à travers le monde : Cécile Grégoriadès, tout d'abord, qui est journaliste multimédia free-lance à Austin (Texas) et travaille pour Lemonde.fr et le groupe VNU net. Ainsi que Frédéric Mailloux, journaliste mobile pour le groupe de presse canadien Canoë et Naka Nathaniel, grand reporter MoJo au New-York Times.
Naka Nathaniel : "l'élément crucial d'un reportage est souvent un son ou une image difficile à restituer par écrit"
Cecile Grégoriadès : "Je suis une journaliste mobile multimédia"
Frédéric Mailloux : "Nous les MoJos, nous sommes des journalistes un peu plus funkys, de la génération du web".
De ces entretiens je tire une certitude : cette forme de journalisme ne va pas tarder à s'installer en France.
L'évolution paraît inéluctable quand on connaît les possibilités multimédias du web et le développement actuel de ce média.
Et tout comme aux Etats-Unis ou au Canada, elle suscitera les mêmes réserves mais aussi les mêmes envies.
"Sous-journalisme" diront les uns, tandis que d'autres s'enthousiasmeront pour cette façon nouvelle de rendre compte d'événements, de raconter une histoire.
Si vous connaissez des médias, en France, qui pratiquent le "Crowdsourcing" je suis preneur.
En Grande-Bretagne, le Liverpool Daily Post vient d'annoncer qu'il allait lancer une demi-douzaine d'enquêtes participatives : le journal va lancer plusieurs sujets d'enquête et tenter de collecter de l'information sur ces thèmes auprès de ses lecteurs.
Le Liverpool Daily Post s'inspire de l'expérience américaine Assignment Zero menée l'an dernier. Une sorte de journalisme open-source (j'aime bien cette expression).
A ma connaissance, ce type de collaboration entre journalistes professionnels et amateurs n'existe pas dans les grands médias traditionnels que l'on connaît tous.
En revanche, quelques médias citoyens ou participatifs affichent clairement la couleur : Rue89 avec son slogan "L'info à trois voix" demande explicitement à ses lecteurs de lui apporter de l'info. Agoravox ensuite, a publié récemment sa première enquête participative...