Philippe Gammaire, journaliste, consultant en communication et formateur au CFPJ. J'ai créé UniversMedias parce que la révolution en cours sur le web est passionnante. Elle va influencer durablement les pratiques journalistiques et oblige l'ensemble des médias traditionnels à repenser leur contenu. J'essaie d'apporter ma pierre à l'édifice...
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10-09-2007. EXTRAITS DE PLAY LIST.
Spécial revival Le vent nous portera (Noir Desir & Mano Negra, live Taratata) Nicaragua Sandinista
Trimm Trabb (Blur)
Décidément le journalisme mobile (MoJo) est dans l'air du temps.
L'agence de presse Reuters a annoncé ces jours derniers un partenariat avec Nokia et se lance elle aussi dans cette nouvelle forme de journalisme.
Mais plutôt que d'embarrasser ses rédacteurs et(ou) photographes de caméra DV, l'agence Reuters a préfèré les équiper de téléphones mobiles Nokia N95.
Reuters consacre même un site à ses journalistes mobiles (Reuters MoJos) où elle présente notamment la boîte à outils du parfait MoJo.
L'idée, si j'en juge les vidéos publiées sur le site, c'est véritablement de montrer des images et du son à l'état brut de décoffrage sur des formats très courts (de quelques secondes à deux-trois minutes maximum). Les premiers résultats filmés sont contrastés : du très mauvais en termes d'information (Bill Blass at New-York fashion week) à quelques vidéos sympas ("perceptive pixel's multitouch screen" ou l'interview de Peter Bazalgette à la sortie du festival TV d'Edimbourg).
J'assistais hier après-midi à la leçon inaugurale du CFJ (Centre de formation des journalistes), rue du Louvre à Paris.
De manière très symbolique, la première conférence proposée à la cinquantaine d'étudiants en journalisme a porté sur la mutation du métier de journaliste, face aux nouveaux médias. Intéressant face-à-face entre un journaliste, Francis Pisani (Transnets), réputé pour sa connaissance des nouvelles technologies et des étudiants paradoxalement beaucoup moins technophiles que lui (aucun d'entre eux ne connait par exemple l'usage des flux RSS)
Je ne vais pas en retracer le compte-rendu, Emmanuel l'a déjà excellemment fait.
Simplement, une remarque générale : il est heureux que les premiers mots de cette formation qui va durer deux ans, aient été consacrés à la mutation des médias, et à celle - très profonde - du métier de journaliste.
UN MEDIATEUR DE CONVERSATIONS
Francis Pisani les a mis sur la piste : le journaliste de demain sera un "médiateur de conversations". Une définition qui en a heurté quelques uns au premier abord.
Un médiateur "humble", qui plus est. Le journaliste doit désormais accepter, comme le dit Dan Gillmor cité hier par Pisani, que ses lecteurs en savent toujours plus que lui.
Bref, un nouveau rapport à l'audience, qu'il faut encore inventer.
J'ai aussi appris quelque chose hier, à propos de la sacro-sainte objectivité que sont censés détenir les journalistes. "Savez-vous d'où vient le concept d'objectivité dans la presse ?" a interrogé Francis Pisani.
Le site de L'Atelier relève que le code-barre 2D s'invite dans la presse sud-africaine.
Le sunday Times adopte depuis peu le "Times code" avec un opérateur téléphonique local, Nashua Mobile. Le code-barre c'est le chainon manquant entre le papier et l'internet.
Avec votre téléphone mobile vous scannez le code, situé au bas d'un article quelconque publié sur un support papier, et vous télécharger une vidéo relative à l'article ou des infos complémentaires (cours de la bourse en direct, etc).
Passionnés, à vos claviers ! Un nouveau site participatif sera est en ligne dès demain depuis aujourd'hui mercredi 26 septembre. Son nom, OBIWI.
Il s'agit d'un magazine pure player, dont les contenus sont rédigés par les internautes (MAJ : déjà 500 béta-testeurs), et éditorialisés, éventuellement enrichis par une équipe de journalistes éditeurs. C'est le modèle mixte pro-am (professionnels-amateurs), à mi-chemin entre "journalisme citoyen" façon Agoravox et site média classique (voir la matrice)
"Ca tombe pile entre le media traditionnel et le réseau social", m'expliquait hier Julien Jacob.
Pour l'heure, les thématiques abordées sont les voyages, la culture, la mode, la déco-design, la gastronomie et la famille. Rien n'empêche que ces thèmes s'élargissent à d'autres, selon la demande et l'envie des internautes eux-mêmes.
L'interview vidéo de Jacques Hardoin, pdg du groupe "La voix du nord", laisse entrevoir une vision optimiste des synergies web-papier dans la PQR. A voir sur le site "La voix eco" (en lien à la fin de ce billet).
Le responsable y dévoile la stratégie multimédia qui doit se mettre en place, d'ici la fin 2009, derrière le vaisseau amiral que constitue le titre "La voix du nord".
Plusieurs constats du dirigeant : l'écrit n'est pas mort, le web permettra de régénérer l'audience ainsi que des revenus et enfin la télé locale (et pourquoi pas la TV sur mobile) a toute sa place dans cette stratégie. Une vision optimiste de l'avenir, qui me laisse à penser que la PQR est en train de laisser tomber ses complexes. Elle a bien raison, tant ses atouts sont nombreux.
C'est le meilleur Buzz du moment sur la Toile francophone.
La firme Hasbro, propriétaire du Monopoly, a eu l'idée de lancer une consultation auprès des internautes français : chacun peut voter pour que sa ville préférée remplace les traditionnelles rue de la Paix, rue Lecourbe etc, du Monopoly d'avant.
Résultat, le mag. en ligne Tric-Trac a lancé le buzz de la mort : "Votez Montcuq". Histoire de transformer la stratégie marketing d'Hasbro en jus de boudin. Et ça marche, la preuve en image :
Déjà plus de 42.000 votes pour le village rendu célèbre dans le petit rapporteur de Jacques Martin, grâce au reportage culte de Daniel Prévost.
Sur Facebook, un groupe s'est constitué à l'initiative de Laurent Bazet, citoyen de Montcuq et entrepreneur du Web (la régie de pub AD42, c'est lui). Sur Technorati ou Google Montcuq est très populaire. L'info est même remontée jusqu'à l'AFP.
Désormais, des esprits mal placés tentent aussi de faire entrer Le Fion, dans le top 3 du Monopoly.
Si certains doutaient encore de la puissance du buzz...
Pour ceux que ça intéresse voici le plan de Montcuq, absolument inutile d'ailleurs pour faire entrer le village du Lot dans le Monopoly.
et le cultissime Daniel Prévost en prime :