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    La nuit où Twitter a fait flamber l’Iran

    Rédigé par Philippe Gammaire

    16 juin 2009 10 commentaires

    Bien avant que les manifestations n’enflamment Téhéran et les grandes villes iraniennes, c’est la planète Twitter qui s’est embrasée dans la nuit de samedi à dimanche, entraînant avec elle les blogs et réseaux sociaux de toute nature. C’est à peine croyable, mais Twitter est au coeur d’une révolution et Mir Hossein Mousavi est son prophète.

    trend-iranLes micro gazouillis de Twitter au coeur d’une révolution ?

    Jugez plutôt : Cette nuit du 15 au 16 juin 2009, s’adressant aux dirigeants de Twitter (@twitter) Mir Hossein Mousavi (@mousavi1388) leur demandait de ne pas procéder à la maintenance habituelle du site : « Twitter is currently our unique way to communicate overnight news in Iran ».

    [MAJ 16/06/09, 10h45 : Gilles Klein, sur Arrêt sur images, confirme que l'appel de Mousavi et des internautes iraniens a été entendu. La maintenance de Twitter a été reportée de 24h, indique le blog officiel de Twitter]

    [MAJ du 16/06/09, 21h30: Reuters explique que le Département d'Etat US a contacté Twitter pour retarder la maintenance du site et permettre aux iraniens de s'exprimer]

    Attendez! Mir Hossein Mousavi s’adressant à Twitter ? Le leader politique iranien défait lors d’une élection présidentielle douteuse, ancien premier ministre, et hier encore à la tête de centaines de milliers de manifestants défilant dans les rues de Téhéran… envoie un message de 140 caractères pour demander courtoisement à Twitter de ne pas couper le jus pendant la Révolution ? Objectivement, c’est juste ENORME.

    C’est que l’enjeu de la communication est majeur.

    Autre message du leader de l’opposition sur Twitter, cette nuit:  » @mousavi1388 We have no national press coverage in Iran, message ; One Person = One Broadcaster. #IranElection

    Sans vouloir dramatiser, c’est du niveau de l’appel du 18 juin : « Ici Téhéran, les iraniens parlent aux iraniens et au reste du monde. SVP ne coupez pas Twitter, je répète… » (…) « Chaque personne est un diffuseur »…

    On peut dire que la révolution numérique vient de faire une entrée fracassante dans le champ des luttes politiques et sociales. Et sauf totale imposture d’identité sur toute la ligne – ce n’est jamais à exclure bien sûr – le pseudo @mousavi1388 sur Twitter est bien celui inscrit sur la page Facebook de Mir Hossein Mousavi.

    [MAJ du 16/06/09, 14h30: en commentaire, Michele m'informe que @mousavi1388 est bien un groupe de supporters du leader d'opposition, la preuve sur leur profil Youtube. Work in progress ;-)]

    « Au coeur d’un monde qui bat très fort »

    Il est plutôt commun de dire que les réseaux sociaux – blogs, Facebook, Twitter pour ne citer que les plus en vue – permettent d’être à l’écoute des signaux faibles, en provenance de la population connectée.

    Un signal faible c’est une information qui n’est pas mainstream, enfin pas encore. Il faut parfois des semaines, des mois, voire des années avant qu’un signal faible devienne une information « grand public ».

    Cette fois, avec la contestation post-électorale en Iran, j’ai vu émerger via Twitter un phénomène de grande ampleur, qui s’est ensuite répandu en quelques heures – comme une trainée de poudre – dans la société civile: manifestations, incendies, coups de feu, répression, morts…

    C’est très curieux d’assister ainsi à pareil événement. On se sent évidemment en empathie avec tous ces gens qui tweetent, postent des photos, des vidéos, lancent des appels à l’aide. Le coeur d’un monde qui bat très fort est là, à portée de clic. La proximité est immédiate avec tous ces très lointains inconnus. Mais le sentiment de vivre aussi une révolution par procuration, est très présent.

    mousavi13881

    A travers cet événement, les réseaux sociaux illustrent pleinement ici la théorie du Small world. Les réseaux ont fonctionné à plein, chacun avec leurs iranspécifités, leur utilité propre :

    • Twitter en premier lieu, comme plateforme d’alerte et de re-direction vers les blogs ou les sites de vidéos en ligne. Des centaines de milliers de Tweets ont été émis en quarante huit heures, signalant le hashtag #IranElection comme le mot-clé le plus populaire sur la planète Twitter (entre 30 et 40 millions d’utilisateurs dans le monde). C’est de Twitter que l’on apprend que les réseaux de téléphonie mobile sont coupés, l’internet iranien filtré.

    De Twitter partent les mots d’ordre de manif, les lieux de rassemblement. Le principal opposant Les partisans de Mir Hossein Mousavi (@mousavi1388) communiquent en live sur le site de microblogging.

    • SearchTwitter, le moteur de recherche qui a permis de constituer un fil d’info continu autour d’une thématique – #IranElection en est la principale composante, mais pas seulement -
    • Les blogs, comme supports de publication de contenus plus élaborés: photos et vidéos principalement.
    • Les sites de partage de vidéos en ligne: Youtube principalement, pour alerter l’opinion, témoigner, favoriser le buzz et – accessoirement – fournir de la matière brute aux médias mainstream. Une polémique est d’ailleurs née dimanche sur Twitter, concernant une éventuelle censure de la part de Youtube. Réelle ou supposée…
    • Flickr : des milliers de photos ont été publiées sur le site de partage de photos. On y voit, quasiment en temps réel, d’incroyables témoignages visuels et des foules innombrables (voir les photos de mousavi1388).
    • Twazzup, formidable agrégateur social de tweets, réunis sur une même page par le thème « Iran » et structurés ensuite en sous-thèmes (IranElection, cnnfail, nomaintenance, Théran, etc), tweets les plus populaires, liens les plus partagés
    • Facebook enfin, pour créer des groupes autour de l’événement, publier des contenus, susciter des messages de soutien et toute initiative en ce sens.

    tweeterjonbraunsteinLe pouvoir iranien a tenté autant qu’il le pouvait – en vain – de verrouiller la transmission de l’information. Mais un p’tit outil, un murmure, un gazouillis de 140 caractères résiste encore. Avec Twitter les dictateurs ont peut-être du souci à se faire.

    twitter-democraty

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    10 commentaires »

    • SylvieLeBars dit :

      Merci pour cet article :-)

    • palpitt dit :

      Attention : @mousavi1388 n’est pas le profil de Mousavi, cf. le NYtimes : http://thelede.blogs.nytimes.com/2009/06/15/mondays-updates-on-irans-disputed-election/?apage=8#comments

      « Mousavi1388 is just one of several Iranian groups of “digital smugglers” who have continued to use the Internet during the chaotic aftermath of the election to share information, despite disruptions to Internet service, and to let the outside world know what is happening inside Iran. »

    • Phil (author) dit :

      @Sylvie: merci.

      @Palpitt: je crois qu’il va falloir laisser décanter les choses, pour qu’on en sache un peu plus sur le profil de @mousavi1388 (j’émet d’ailleurs des réserves dans mon billet) et la page Facebook qui lui correspond . Mais celle-ci est clairement identifiée comme étant celle de Mir Hossein Mousavi.
      Le NY Times cite un article d’Haroon Siddique (News reporter au Guardian), mais je n’y retrouve pas la mention selon laquelle mousavi1388 est un groupe de « digital smugglers » iraniens.
      Beaucoup d’infos circulent en ce moment, parfois contradictoires.
      A suivre donc.
      En tout état de cause, et suite à l’appel de @mousavi1388 et de nombreux iraniens, Twitter a bel et bien repoussé sa maintenance.

    • SylRP dit :

      Sure que si Twitter avait existé De Gaulle l’aurait utilisé le 18 juin :)
      Super ton article, merci!

    • Michelle dit :

      Bonjour,
      Merci pour cet excellent article.

      Sur Youtube, http://www.youtube.com/user/Mousavi1388 on peut lire :

      « We are a group of Iranian professionals and students who believe that the up-coming presidential election in Iran is a highly important event and a chance for us all to change Irans current position within the world. We believe that the only way of changing Iran for the better is to vote Mousavi on 12th June 2009.

      We have created this YouTube channel, a Twitter account (www.twitter.com/mousavi1388) and a Facebook Profile to raise awareness of the great opportunity that we can take if we vote. »

    • admin (author) dit :

      Merci Michelle, voilà du work in progress comme je l’aime, sur les blogs et les réseaux sociaux.
      Dont acte, mousavi1388 est effectivement un groupe d’étudiants et de « professionnels », tous partisans de Mousavi. Un groupe d’activistes qui s’est emparé de l’outil pour passer ses messages.
      Restera l’impact, mondial, des messages de tous ces iraniens qui vivent en direct leur révolution… et Mousavi est bien leur prophète ;-)

    • admin (author) dit :

      J’ai fait une Mise à jour de l’article.

      @SylRP: merci pour ce commentaire, très sympa.

    • Iran – Révolution à nos portes : vers la guerre civile ? | Oreille malade dit :

      [...] Lire sur la place d’internet et notamment de Twitter dans l’excellent papier qui y est consacré sur le site UniversMedias de Philippe Gammaire : La nuit où Twitter a fait flamber l’Iran [...]

    • Yann Kerveno dit :

      Toute la question maintenant est de savoir comment les journalistes vont enfin comprendre qu’ils ne sont plus le seul vecteur d’information. Muselés en Iran, ils doivent travailler depuis leurs bureaux et hôtels si j’en crois Le Monde, ils ne sont plus témoins, car trop facilement repérable. Mais à mon sens ils ont un rôle à jouer, de loin, comme l’a fait le Guardian par exemple [http://www.guardian.co.uk/news/blog/2009/jun/15/iranian-elections] assurant une présence continue pendant les premières heures pour publier des infos venant de différentes sources et en lé vérifiant autant que faire se peut. La couverture d’événements majeurs s’effectuera probablement ainsi de manière beaucoup plus complète par ce biais, en alliant le travail des journalistes sur place, quand ils peuvent, celui des journalistes au desk (à condition qu’ils aient une connaissance pointue du sujet ou du pays qu’ils couvrent, lire l’Arabe, dans le cas présent, est un atout indispensable pour multiplier les sources) et les témoins directs, ceux là même que nous interviewions, dans l’ancien temps, a posteriori. Non ? :)

    • admin (author) dit :

      Bonsoir Yann. Ce qu’il faudrait c’est que les journalistes sur le terrain puissent recevoir les tweets en temps réel sur leurs mobiles, et se rendre sur les lieux pour vérifier les infos.
      Maintenant, pourquoi ne pas croire des sources identifiées (ou seulement crédibles) et « non-journalistes » ? Effectivement, avec un gros travail de veille sur le web on peut déjà collecter pas mal d’infos.
      Euh suis pas sûr qu’ils parlent arabe en Iran. plutôt le Persan, autre civilisation :=) (je fais mon malin, là, tu m’en veux pas…).

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