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Blogs de journalistes : la liberté de ton retrouvée

Rédigé par Philippe Gammaire

10 janvier 2009 4 commentaires

Les blogs de journalistes se multiplient, et l’on assiste à la naissance d’une liberté nouvelle. Affranchie des contraintes éditoriales habituelles. Gonzo, mais pas trop.

gonzoJ’ai rédigé le billet qui suit en mai 2006 (déjà!), sur Agoravox. Après la lecture de la note de Frédéric Filloux (« Blogging a new journalistic genre?« ) et de celle de Narvic (« Le blog est l’avenir du journalisme« ) je ne peux que constater son actualité encore aujourd’hui, c’est ce qui me décide à le publier à nouveau.

Deux mots, tout de même. J’ai la chance aujourd’hui d’enseigner à de nombreux journalistes professionnels, issus de la PQR notamment (mais pas seulement), comment fonctionnent les blogs et tout un tas de trucs multimédias qui vont avec.

Dans 90% des cas, le fonctionnement des blogs est pour eux une totale découverte… et un réel enchantement à pouvoir publier (aussi) du son et de la vidéo. Mais pourtant l’essentiel est ailleurs: il est dans le ton adopté sur un blog (j’en parle dans l’article) et la relation nouvelle au lecteur.

C’est sans doute celà qui fait encore le plus peur aux journalistes pros (se débrider, dire « je », raconter les coulisses, être ironique, grinçant, etc).

Je pense également que les éditeurs de presse, la hiérarchie même à l’intérieur des rédactions a du mal avec les blogs: c’est en effet un outil de publication autonome, qui échappe en quelque sorte à la doxa ou si vous préférez la ligne éditoriale du journal, communément admise mais parfois aux contours flous.

Or, c’est précisément sur ce point que les journaux doivent encore faire leur révolution. Permettre ouvertement l’expression des points de vue hétérodoxes de leurs journalistes. Pourquoi ? Tout simplement pour capter un nouveau lectorat, friand du web et de sa liberté de ton. Bonne lecture !

*******************

(lundi 29 mai 2006) Jean-François Guyot, reporter à l’AFP, recense les blogs de journalistes à l’occasion du Festival de Cannes. Impressionnant. Pas moins de huit blogs, et encore il en a oublié (celui du magazine Fémina, notamment).

Il y a peu, un étudiant en journalisme me demandait si ces blogs, animés par des professionnels de l’information, répondaient à un effet de mode… Ma réponse a été très claire :

« Non, je pense que les journalistes ne pourront plus s’en passer dans un avenir proche. A cause de la relation avec les lecteurs. Les journalistes ne peuvent plus se placer sur un piédestal et diffuser de l’info. Ils sont désormais au milieu de l’agora virtuelle du Net, et échangent à égalité avec leur lectorat. C’est un des effets important de la révolution en cours ».

LE PLAISIR D’ÉCRIRE AUTREMENT

Une réponse certes un peu lapidaire. J’aurais pu ajouter que les journalistes redécouvrent la liberté de ton, le plaisir d’écrire autrement. Pourquoi ? Parce que sur un blog, l’envoyé spécial du Monde ou de Télérama est son propre éditeur. Il n’est plus soumis à sa hiérarchie, à l’oeil critique d’un chef de service, ni au coup de patte d’un secrétaire de rédaction pointilleux (pléonasme), à l’humeur tranchante d’un rédacteur-en-chef soucieux de ménager la chèvre et le chou, ou bêtement d’un actionnaire (c’est bête, pas vrai ?).

Bref, toutes ces contraintes qui enchâssent le reporter de base dans un cadre convenu, que l’on nomme aussi « ligne éditoriale ».

Sur les blogs, les journalistes redécouvrent la relation directe avec les lecteurs (si tant est qu’ils aient jamais eu une relation avec eux. Ce n’est pas toujours le cas). Et ces lecteurs, qui font la démarche d’aller sur le blog (comme on achète son journal au kiosque), donnent leur avis, critiquent le critique, auscultent chaque mot, enrichissent les textes en informations, s’insurgent ou applaudissent. Bref, ils commentent – chacun leur tour s’il vous plaît – et créent la vie autour d’un événement. Des liens de proximité se tissent…

UN TON DÉBRIDÉ

Certains blogs de journalistes – installés depuis des mois, des années maintenant – fédèrent autour d’eux de véritables communautés : c’est le cas de Corine Lesnes, Guy Birenbaum, Francis Pisani, Olivier Bonnet, Pierre Assouline ou encore Benoït Raphaël pour ne citer que mes favoris. Il y en a évidemment beaucoup d’autres. En revanche, les blogs journalistes du Festival de Cannes n’affichent en moyenne que peu de commentaires. Le signe, sans doute, qu’il faut laisser du temps au lecteur pour qu’il « signe » un commentaire… Il serait bon, sans doute, que ces blogs-événements perdurent.

Reste que « l’an prochain, la revue de presse officielle du Festival devrait intégrer au moins les blogs des journalistes les plus influents », indique Jean-François Guyot. Autrement dit, les blogs sont d’ores et déjà intégrés comme des médias à part entière, ce n’est pas rien.

Peut-être assiste-t-on à la naissance d’un nouveau ton journalistique. Plus proche du journalisme Gonzo, débridé et à la première personne. Il faut le souhaiter…


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4 commentaires »

  • Jeanne Di Meglio dit :

    Merci pour ton article remis au goût du jour Philippe, moi, géophysicienne, petite rédactrice, venue au journalisme tard, j’adhère à ce que tu écris ici. Dans mon coin, à mon échelle, j’ai aussi fait ma révolution. Sache que tu y es (français ?) pour quelque chose ! Merci pour ta lucidité, ta grande clairvoyance et bien sûr, ta rigueur.

  • admin (author) dit :

    Si j’ai pu susciter une étincelle, c’est déjà une grande satisfaction pour moi. Merci pour ton commentaire

  • yann kerveno dit :

    Bonsoir Philippe,

    merci pour cette note qui me pose plusieurs questions. Je ne suis pas sûr par exemple qu’on se dirige vers du journalisme + gonzo, mais à coup sûr vers une schizo totale, ce qui en soit, ne serait pas surprenant. Engoncés dans les lignes rédactionnelles de leurs journaux, les journalistes vivent relativement mal cette contrainte (c’est particulièrement vrai en PQR où les espoirs déçus sont légion :-) alors oui, ils trouvent dans leur blog de quoi se réconcilier avec leur travail, leur métier, se rapprocher peut-être un peu plus de l’idéal qu’ils pouvaient en avoir.

    Ce qui me surprend là dedans, sans me surprendre, c’est le manque d’intérêt des directions des journaux pour l’engouement suscité par ces blogs. S’ils ont de l’audience, c’est bien, comme tu le dis, qu’ils répondent à un « besoin » des lecteurs, alors comment les rédactions n’intègrent pas cette compréhension nouvelle dans leur chemin de fer ?

    Le point le plus important peut-être à mon sens est surtout psychologique. Un journal est une marque, une institution avec pignon sur rue, qui a – dans l’histoire – fait la loi autour de lui grâce à son prestige, son influence, etc… En s’éloignant de son lectorat peu à peu, en devenant partie du système dont il est est censé par ses yeux garantir l’intégrité et l’honnêteté… Remettre les journalistes et les rédactions en contact direct avec les lecteurs (depuis qu’ils sont parqués derrière les ordis cela ne s’est pas arrangé) par les blogs implique une révolution, c’est à dire que le journaliste descende de son piédestal social pour causer en direct avec le peuple, implique que la marque, l’institution réapprenne à faire preuve d’humilité… Et là, y’a du boulot :D

    J’ai pas mal réfléchi à toutes ces questions à partir d’un projet d’infos locales tenu dans mon gros bourg, j’ai livré quelques conclusions là http://yannsnews.info/stantibus [série pour une info locale de qualité] mais serait ravi d’en converser avec toi de vive voix à l’occasion :)

    Y.

  • admin (author) dit :

    Bonsoir Yann,
    merci de m’avoir fait découvrir ton blog local http://www.ille-sur-blog.com/ (je le bookmarke pour le présenter à mes stagiaires ;-)) et les réflexions qu’il t’a inspiré sur ton site. Pas de problème pour en parler ensemble.
    C’est exactement ce que des localiers de pqr devraient faire. Quitte à prendre un autre parti que la photo (la vidéo ou le son par exemple; mais il y a aussi d’autres outils sympas ;-)
    Tu as prouvé qu’il est possible de fidéliser une audience large sur un blog hyper local.
    Pour ma part, je remarque que les journalistes de pqr sont, pour la plupart, enthousiastes quand ils découvrent le potentiel multimédia des blogs. il est vrai que ça donne un coup de vieux au support papier.
    Enthousiastes… mais ils ne savent pas comment l’utiliser : ils ont peur que le blog phagocyte le journal (et leur direction aussi), alors ils tatonnent, sont hésitants et, du coup, la mise à jour est épisodique.

    A propos des directions de journaux: elles montrent de plus en plus d’intérêt pour les blogs, mais avec plus ou moins de dynamisme dans la mise en oeuvre (et la stratégie). Midiblogs, la plate-forme de Midi-Libre fonctionne très bien. Ailleurs, la rédac. hésite, ne sait pas trop où aller.
    Cela dépend aussi de la situation financière du journal… La morosité est quasi générale dans la presse écrite.
    Les situations sont donc très variées d’un journal à l’autre, et se pose la question de l’organisation des rédactions pour alimenter un ou plusieurs blogs (en plus des papiers pour le quotidien). J’ai quelques idées sur la question;
    Quoi qu’il en soit, tous les journaux aujourd’hui considère le web comme un passage obligé, le réservoir des futurs lecteurs de la marque (car y aura-t-il encore des journaux papiers dans dix ans? on peut se poser la question)

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