Philippe Gammaire, journaliste, consultant en communication et formateur au CFPJ. J'ai créé UniversMedias parce que la révolution en cours sur le web est passionnante. Elle va influencer durablement les pratiques journalistiques et oblige l'ensemble des médias traditionnels à repenser leur contenu. J'essaie d'apporter ma pierre à l'édifice...
Journalisme-citoyen not dead.
En contrepoint au semi-échec de l'expérience NewAssignment zero, (à lire également sur Transnets, l'analyse de Francis Pisani) le site canadien de journalisme citoyen "Now public" a le vent en poupe et affiche ses ambitions.
Après avoir levé 10,6 millions de dollars auprès de la société de capital risque Rho Ventures, il vise tout simplement à devenir la plus grosse agence de presse au monde. Mégalo ? Sans doute, mais voilà un discours qui a de quoi motiver l'armée de bénévoles qui contribue au succès du site.
La start-up basée à Vancouver revendique un taux de croissance de 35% par mois et près de 120.000 reporters répartis dans 140 pays.
Tous ces journalistes-citoyens sont donc encore bénévoles, mais l'arrivée de nouveaux capitaux va permettre de commencer à les rémunérer, affirme le co-fondateur de Now Public, Len Brody (avec AFP et TV5.org).
L'expérience Now public - cité par le magazine Time en 2007, comme l'un des 50 sites les plus marquants de l'année - c'est un peu le fantasme du "Tous journalistes" réalisé.
"A nous l'actualité chaude, et aux journalistes l'analyse". C'est ainsi que Len Brody imagine le paysage médiatique de demain. Réducteur, sans doute, mais... pourquoi pas ?
Il est vrai que sur des événements de type catastrophes naturelles, attentats, et autres accidents, les citizen journalists (vous et moi) sommes les premiers sur le terrain, par définition.
C'est ainsi qu'on a vu le réacteur en feu du Concorde au décollage (ou était-ce à l'atterrissage ?), les premières images du Tsunami en Asie, les photos et films des attentats de Londres, etc.