A moins de deux semaines de la présidentielle, nous arrivons à un point de bascule. Agoravox peux devenir le Média d'influence N°1 en France. En sortant la carte d'un débat entre présidentiables, Carlo Revelli joue à quitte ou double. Le journalisme citoyen a le vent en poupe en ce début de printemps, mais au risque d'être caricatural je me demande ce qu'il en restera à l'automne.
Déjà bien installé dans le paysage médiatique, Carlo Revelli (fondateur d'Agoravox) surfe en ce moment sur la présidentielle et tente d'imposer un débat entre les quatre principaux candidats : Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen. A défaut d'y arriver (aux dernières nouvelles seul Sarkozy est contre), le buzz fonctionne à plein et Carlo Revelli réussit à placer Agoravox sur le devant de la scène médiatique. Plusieurs médias traditionnels et non des moindres ont déjà repris et commenté l'info (Le Monde.fr; 20 minutes; Le figaro; RTL; Europe 1, etc). C'est pourtant encore insuffisant pour placer Agoravox au coeur de la présidentielle. Il faudrait pour cela réussir là où les médias mainstream ont échoué : placer les candidats autour d'une table pour débattre. Il reste quelques jours à Carlo Revelli pour y parvenir. L'enjeu n'est pas anodin : si c'était le cas, Agoravox deviendrait le média N°1 en France devant tous les autres. Rien de moins. Il y gagnerait en crédibilité et ouvrirait indiscutablement la porte à d'autres interviews politiques. Le site serait cité dans le monde entier à l'égal d'Oh My News et la vidéo du débat ferait le tour des journaux de la planète. Peut être même dirait-on ensuite que c'est cet événement sur Agoravox qui a fait pencher l'élection en faveur de l'un ou de l'autre. Plus l'on s'approche de l'échéance du premier tour, plus ce sera le cas évidemment. Bref, Agoravox deviendrait une référence et il est probable que ce "coup" lui permettrait d'accélérer son évolution vers un journalisme mixte pro-am, sans parler des annonceurs qui débouleront en masse, rassurés par l'image de sérieux véhiculée par les candidats. Vous en pensez quoi ? J'ajoute que l'initiative ne fait pas forcément l'unanimité dans la "blogosphère". Parmi les questions posées, notamment ICI : en quoi Agoravox représente-t-il "les internautes ?", Agoravox (piloté par la société Cybion) est-il réellement indépendant ? Un média citoyen est-il par nature impartial ou au contraire engagé ? N'y a t'il pas un risque d'instrumentalisation des internautes ? MISE A JOUR DU 13/04 : ce message de Carlo Revelli dans ma boîte mail, hier, "A ce stade, vu les info en notre possession, il y a de fortes chances que le débat se tienne lundi prochain indépendamment de la présence ou pas de M. Sarkozy...
Voir aussi http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=22312 "
Des lecteurs ont laissé 2 commentaires. No.1 Agoravox ou internet sous les
Bien vu, effectivement agoravox prendrait une grande ampleur. Une question reste en suspens : si l'interview est géré par Agoravox, alors elle doit etre menée par les agoravoxiens voir les internautes. Si l'idée est juste d'organiser un débat mené par un journaliste connu, c'est internet qui sera porté aux nues, pas agoravox.
En effet cela ne signifiera rien du tout pour le quidam moyen de savoir que c'est agoravox qui a organisé le débat. Enfin si, cela lui dira qu'agoravox se pose comme un média traditionnel : des professionnels de l'information parlent à la masse.
En tout cas je tire mon chapeau à Cybion pour avoir réussi ce coup de buzz (ce qui est déjà ça :o) No.2 Sans titre
Oui, c'est bien joué de la part de Cybion ;-)) Je crois savoir que tout s'organise à Agoravox pour que les questions posées soient celles des internautes. Maintenant, qui les posera - un collectif, Carlo Revelli ? - je serais bien incapable de le dire. Rien n'interdit aussi de transmettre en direct des questions d'internautes, qui rebondissent directement sur les propos des candidats (ce système avait été mis en place lors de la journée du 5e pouvoir). Soumettre le nouveau commentaire...
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