Philippe Gammaire, journaliste, consultant en communication et formateur au CFPJ. J'ai créé UniversMedias parce que la révolution en cours sur le web est passionnante. Elle va influencer durablement les pratiques journalistiques et oblige l'ensemble des médias traditionnels à repenser leur contenu. J'essaie d'apporter ma pierre à l'édifice...
Membre du réseau "L'atelier des médias", qui est l'extension web d'une émission participative de RFI, j'avais proposé il y a quelques semaines un sujet d'émission consacré aux MoJos.
Les MoJos sont des journalistes multimédias dédiés au web, qui travaillent aussi bien l'écrit, que l'image ou le son. J'en ai parlé abondamment ici et là aussi.
Philippe Couve, rédacteur-en-chef et animateur de "L'atelier des médias", a accepté ce sujet et mené l'enquête en contactant plusieurs MoJos à travers le monde : Cécile Grégoriadès, tout d'abord, qui est journaliste multimédia free-lance à Austin (Texas) et travaille pour Lemonde.fr et le groupe VNU net. Ainsi que Frédéric Mailloux, journaliste mobile pour le groupe de presse canadien Canoë et Naka Nathaniel, grand reporter MoJo au New-York Times.
Naka Nathaniel : "l'élément crucial d'un reportage est souvent un son ou une image difficile à restituer par écrit"
Cecile Grégoriadès : "Je suis une journaliste mobile multimédia"
Frédéric Mailloux : "Nous les MoJos, nous sommes des journalistes un peu plus funkys, de la génération du web".
De ces entretiens je tire une certitude : cette forme de journalisme ne va pas tarder à s'installer en France.
L'évolution paraît inéluctable quand on connaît les possibilités multimédias du web et le développement actuel de ce média.
Et tout comme aux Etats-Unis ou au Canada, elle suscitera les mêmes réserves mais aussi les mêmes envies.
"Sous-journalisme" diront les uns, tandis que d'autres s'enthousiasmeront pour cette façon nouvelle de rendre compte d'événements, de raconter une histoire.