Philippe Gammaire, journaliste, consultant en communication et formateur au CFPJ. J'ai créé UniversMedias parce que la révolution en cours sur le web est passionnante. Elle va influencer durablement les pratiques journalistiques et oblige l'ensemble des médias traditionnels à repenser leur contenu. J'essaie d'apporter ma pierre à l'édifice...
L'ex-directeur de la rédaction du Monde, Edwy Plenel, fait son entrée comme chroniqueur au "Soir", quotidien de Bruxelles, à partir de vendredi 8 septembre. L'info est officielle depuis aujourd'hui, mercredi, en page 18 du quotidien belge à travers une pub. Edwy Plenel tiendra une chronique sur la campagne présidentielle française, au rythme d'un billet toutes les deux semaines.
Selon l'explication d'un journaliste belge, qui tient un blog sur les medias (Molenews), "Voici quelques jours, "Le Soir" avait annoncé l'arrivée d'un nouveau chroniqueur, en faisant grand mystère... Je crois qu'on appelle ça du "teasing". Et je trouve assez curieux d'appliquer de telles techniques de marketing pour une annonce qui relève davantage, selon moi, du pur contenu éditorial : c'est de l'info ou de la pub?"
De l'info, serais-je tenté de répondre, mais rien n'empêche "Le Soir" d'en faire un "coup" médiatique. Il paraît évident que cette info sera reprise dans de nombreuses rubriques médias, et le premier billet de Plenel scruté à la loupe.
MISE A JOUR (Vend. 08/09) : "L'étrange n'est pas toujours en pays étranger".
C'est sous ce titre que Plenel ouvre sa chronique dans "Le Soir". Juste un extrait : "L'avertissement vaut pour nous: concernant l'élection de 2007, rien n'est définitivement joué, pas même écrit. Et d'ici là, la ligne ne sera pas droite. Dans ce rendez-vous quinzomadaire, on tentera de s'en souvenir, en se rappelant une très vieille sagesse humaine à laquelle le journalisme devrait rester fidèle: l'interdiction de prédire l'avenir, édictée par l'Ancien Testament afin de préserver les promesses du passé. Aussi résistera-t-on à la mode sondagière qui, confondant la photographie et le cinématographe, tend à assimiler l'instantané au mouvement. C'est ainsi qu'elle sacre M. Sarkozy en leader incontesté de la droite et promeut Ségolène Royal en favorite incontournable de la gauche. Or ce n'est ni faux ni vrai: une vérité momentanée, pas une vérité intangible".