Philippe Gammaire, journaliste, consultant en communication et formateur au CFPJ. J'ai créé UniversMedias parce que la révolution en cours sur le web est passionnante. Elle va influencer durablement les pratiques journalistiques et oblige l'ensemble des médias traditionnels à repenser leur contenu. J'essaie d'apporter ma pierre à l'édifice...
La UNE du mercredi 7 juin présente un Jacques Chirac, capitaine souriant de l'équipe des Bleus (Lou ravi ?) tandis que celle du lendemain, jeudi 8 juin nous montre un Sarkozy en plein effort (manifestement il mouille le maillot). Contraste évident entre les deux : l'un prend la pose tandis que l'autre est à la peine. Chacun aura compris l'allusion au "Marathon" vers l'Elysée...
Dans les pages intérieures, le contenu à propos des deux bêtes politiques est moins ludique, et s'apparente plutôt au demeurant à des éditoriaux : un article très critique à l'égard du bilan Chirac, qui restera comme "le président du "Non" celui qui a été sanctionné par les Français". Extraits : "La méthode Chirac consiste à ne pas en avoir". Les symboles qui resteront, selon Direct-Soir : "le passage à l'armée de métier ou encore... la victoire des Bleus lors de la coupe du monde 1998". En pied de page, le quotidien distribue ses "cartons rouges" au président.
L'édition du lendemain, ce titre : "Nicolas Sarkozy Marathon man". Le ministre de l'Intérieur présentait son bilan de la sécurité. Que nous dit Direct-Soir : "La sécurité, une discipline qu'il maîtrise et lui vaut la confiance d'une majorité de Français" (...) Au premier coup d'oeil, les chiffres sur la délinquance sont positifs, Depuis 2002 les crimes et délits ont reculé de 8,8 %... Une longue course, parfois épuisante, au cours de laquelle il a fait peu d'erreurs". Direct-Soir, certes, ne vend pas la peau de l'ours et prend les précautiins d'usage : "Il lui reste beaucoup à faire, face à Ségolène Royal, seule capable selon les sondages du jour, de l'arrêter dans sa course vers la présidence".