Philippe Gammaire, journaliste, consultant en communication et formateur au CFPJ. J'ai créé UniversMedias parce que la révolution en cours sur le web est passionnante. Elle va influencer durablement les pratiques journalistiques et oblige l'ensemble des médias traditionnels à repenser leur contenu. J'essaie d'apporter ma pierre à l'édifice...
Si vous connaissez des médias, en France, qui pratiquent le "Crowdsourcing" je suis preneur.
En Grande-Bretagne, le Liverpool Daily Post vient d'annoncer qu'il allait lancer une demi-douzaine d'enquêtes participatives : le journal va lancer plusieurs sujets d'enquête et tenter de collecter de l'information sur ces thèmes auprès de ses lecteurs.
Le Liverpool Daily Post s'inspire de l'expérience américaine Assignment Zero menée l'an dernier. Une sorte de journalisme open-source (j'aime bien cette expression).
A ma connaissance, ce type de collaboration entre journalistes professionnels et amateurs n'existe pas dans les grands médias traditionnels que l'on connaît tous.
En revanche, quelques médias citoyens ou participatifs affichent clairement la couleur : Rue89 avec son slogan "L'info à trois voix" demande explicitement à ses lecteurs de lui apporter de l'info. Agoravox ensuite, a publié récemment sa première enquête participative...
L'idée de Neil Benson, directeur éditorial du groupe qui édite le Liverpool Daily Post, c'est d'utiliser la créativité et l'intelligence collective des lecteurs pour faire remonter de l'info en participant à des enquêtes conjointes entre journalistes et audience.
"Nous voulons que nos journalistes soient convaincus que ce type de contribution peut être aussi, sinon plus important que leur propre travail.L'une des choses auxquelles nous tenons, c'est changer la perspective dans les salles de rédaction et faire en sorte que nos journalistes se comportent plus qu'ils ne le font aujourd'hui, en organisateurs des contributions qu'ils reçoivent.
Pour qu'ils s'éloignent de l'idée selon laquelle ils doivent générer toute l'info par eux-mêmes, à partir de leurs bureaux".
On en revient à l'idée que se fait Francis Pisani du journaliste de demain : à savoir qu'il devra être un médiateur de conversations.
Ce qui n'empêchera pas le journaliste d'aller enquêter sur le terrain, mais seulement en tenant compte des informations et des remarques de ses lecteurs pour mener son enquête.
Oui, je connais planete terra,un média collaboratif sur le dévelloppement durable. Alimenté par les internautes, les articles de ce magazine web sont relus et reformatés par des journalistes : http://planete-terra.fr/ Fidèle lectrice d'univers médias Jeanne
Jeanne (Non inscrit) • 2007-11-06 21:48:26
No.2 Sympa!
Bonjour jeanne, très sympa ce magazine. Je ne connaissais pas.