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Opération de marquage d'un champ de maïs OGM à Grézet-Cavagnan en Lot et Garonne, menée fin juillet par Greenpeace (photo Yann Arthus-Bertrand) "De plus en plus police et justice considèrent les journalistes comme des supplétifs à qui l'on peut réclamer sans vergogne photos, rushs, numéros de téléphones, et à qui l'on peut demander de dévoiler leurs sources. Ces méthodes, dignes d'un état policier, foulent aux pieds la liberté de la presse et le libre exercice de la profession de journaliste". (extrait du communiqué du syndicats des journalistes CFDT, déjà publié sur Acrimed). Alors qu'une trentaine de faucheurs volontaires viennent d'être placés en garde à vue dans le Loiret (lire la dépêche Reuters et l'article de Libération) depuis plusieurs mois, le traitement des informations relatives aux cultures d'OGM en plein champ est devenu particulièrement difficile en France. En mai dernier, deux journalistes de France 3 Centre (dont le rédacteur-en-chef, à Orléans), se sont vus reprocher un traitement partial du procès en appel de 49 faucheurs volontaires. Quelques jours plus tard, deux confrères de La République du Centre et une consoeur de France 3 Centre étaient à leur tour convoqués par les gendarmes de Montargis et sommés de livrer leurs sources et leurs images après un nouveau fauchage d'OGM. En juin, France 3 Toulouse a également eu à subir le même type de pressions. Les gendarmes sont venus réclamer la copie d'images ayant servi à un reportage sur des faucheurs volontaires qui avaient semé du maïs bio sur une parcelle d'OGM, afin de pouvoir les identifier. Mieux encore : fin juillet, le tribunal de Paris saisi en référé par deux agriculteurs, condamne Greenpeace France à retirer de son site internet la carte indiquant les sites cultivés en OGM. "Nous sommes condamnés pour avoir publié des informations que la loi impose au gouvernement de fournir au public ! », explique Arnaud Apotheker, responsable de la campagne anti-OGM chez Greenpeace. De fait, l'Europe a rappelé plusieurs fois à l'ordre le gouvernement français depuis 2001, pour n'avoir pas transposé en droit français la directive 2001/18. Celle-ci impose aux Etats membres la publication de registres publics destinés à informer les citoyens sur les emplacements de cultures d'OGM... Une information également cruciale pour les agriculteurs bio, qui craignent de voir leurs parcelles contaminées par les maïs transgéniques. Dans ce contexte, la FNAB (fédération nationale d'agriculture biologique) a décidé de prendre le relais de Greenpeace, en publiant la carte des communes françaises qui accueillent des parcelles d'OGM en plein champ. Dans le même temps, elle a porté plainte contre l'état français qui n'assure pas à ses concitoyens le droit le plus élémentaire à l'information. En France l'état préfère privilégier les intérêts privés de quelques multinationales. C'est scandaleux, c'est la réalité. A LIRE ABSOLUMENT Le site OGM-info réalisé par un chercheur de l'INRA Le guide des produits avec ou sans OGM, édité par Greenpeace.
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