"Nous avions déjà montré que Reporters sans frontières (RSF) est sous-contrat d’une association paravent du département d’État états-unien ; Diana Barahona et Jeb Sprague montrent désormais que RSF est financé par des « prêts » non-remboursés de la NED/CIA. Dès lors, on comprend mieux que l’association consacre l’essentiel de son activité à des campagnes de diffamation contre les adversaires de Washington à Cuba, en Haïti ou au Venezuela". (Suite de l'article) Article publié en anglais par Counterpunch, le 1er août 2006. Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Ce papier extrait du site du Réseau Voltaire est bien plus que troublant. Il en devient inquiètant lorsque Robert Ménard lui-même confirme (lire ICI) le financement de son association par la NED, une officine de la CIA.
Mais le plus grave sans doute, c'est le peu d'échos relevés dans les medias traditionnels de l'hexagone. Certes, le fait que Reporters sans frontières soit financé par des "associations" en liens directs avec la CIA et l'administration de Georges Bush, n'est en soi pas illégal. Mais l'absence de transparence relative à ces financements, pose avec acuité la question de l'indépendance et de l'impartialité à accorder à RSF - association reconnue d'utilité publique - lorsqu'elle dénonce telle ou telle situation, dans des pays notoirement anti-américains ou proches de sa zone géographique d'influence (en Amérique latine notamment). RSF serait donc de parti-pris. A cet égard, il n'est pas indifférent de signaler la charge menée par son fondateur et secrétaire général contre les "altermondialistes" (source Acrimed). C'était en 2004, dans un article cosigné par Robert Ménard et publié dans la revue "Medias" (dont RSF est aussi fondateur et l'un des principaux actionnaires). RSF défenseur de la liberté de la presse ou promoteur des intérêts du gouvernement américain ? Les payeurs sont les décideurs, dit-on. La question reste posée.
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