Philippe Gammaire, journaliste, consultant en communication et formateur au CFPJ. J'ai créé UniversMedias parce que la révolution en cours sur le web est passionnante. Elle va influencer durablement les pratiques journalistiques et oblige l'ensemble des médias traditionnels à repenser leur contenu. J'essaie d'apporter ma pierre à l'édifice...
Le quotidien La Tribune rend ses archives gratuites sur Internet. Où l'on apprend que les archives payantes de "La Tribune" ne rapportaient que... deux mille euros par mois. En ouvrant ses archives à tous, La Tribune fait le pari d'augmenter son audience (et donc de venir chatouiller le leader Les Echos), comme - en septembre 2007 - le New-York Times qui a vu son trafic exploser. Et, corollaire, d'améliorer considérablement son référencement dans les moteurs de recherche. Une spirale vertueuse en somme pour accroître le trafic sur le site, et, à terme, générer des revenus publicitaires. Bien vu.
Au Parisien: signature de deux accords sur l'organisation de la rédaction. L'info serait presque anodine, si elle ne portait entre autres sur la "création d'une rédaction plurimédias" (...) "qui permettra aux journalistes d'écrire pour le journal papier et le site internet". Un début de (r)évolution dans l'organisation des rédactions, que toute la presse française va observer dans l'année qui vient. Je ne connais pas encore de rédaction plurimédia dans l'hexagone, mais je peux me tromper. Si vous avez des infos...
Avec (ou à cause de) Facebook, j'ai l'impression que la question de l'identité numérique va bientôt faire irruption et devenir un sujet majeur sur le web.
Selon cet article : "Facebook employees know what profiles you look at" "Il s'avère que les salariés de Facebook peuvent (et le font) vérifier le profil de n'importe qui. Non seulement celà, ils voient aussi quels profils un utilisateur a regardé - une violation majeure de la vie privée", est-il écrit dans l'article.
(Turns out Facebook employees can (and do) check out anyone's profile. Not only that, but they also see which profiles a user has viewed -- a major privacy violation).
Et toujours selon ce papier présenté comme un scoop et publié sur le site Valleywag ce serait une espèce de jeu en interne, les salariés consultent ces données juste pour se bidonner.
Si l'info s'avère exacte, ce dont je ne suis pas sûr (je ne connaîs pas la réputation, ni la fiabilité de Valleywag), c'est un scandale annoncé et le sujet devrait faire le tour de la planète web (de la planète tout court) en quelques heures.
Quoi qu'il en soit, l'identité numérique et tout ce qui tourne autour (protection des données personnelles, marchandisation potentielle des profils sur Facebook) est le sujet hyper sensible qui n'attend qu'un scandale d'envergure pour éclater.
On ne peut pas tenir un fichier de quelque 50 millions (peut-être plus) d'individus sur un site, sans que les utilisateurs du site en question n'aient en retour de sérieuses garanties quant à la confidentialité des données.
Le site de L'Atelier relève que le code-barre 2D s'invite dans la presse sud-africaine.
Le sunday Times adopte depuis peu le "Times code" avec un opérateur téléphonique local, Nashua Mobile. Le code-barre c'est le chainon manquant entre le papier et l'internet.
Avec votre téléphone mobile vous scannez le code, situé au bas d'un article quelconque publié sur un support papier, et vous télécharger une vidéo relative à l'article ou des infos complémentaires (cours de la bourse en direct, etc).
Un grand merci à tous ceux qui ont fait l'effort (enfin, tout est relatif) de s'abonner à UniversMédias. Je tente un petit sondage auprès des blogueurs : 86% des abonnés d'UniversMédias, débarquent ici via Netvibes (photo ci-dessus).
Quasiment un abus de position dominante (je plaisante).
Et chez vous, ça se passe comment ?
A découvrir : les applications du nouvel i-Phone d'Apple. C'est fou ce qu'on peut faire avec quelques grammes de plastique et d'électronique... Loïc Le Meur va adorer.
Pour la vraie démo, allez voir chez Eric Dupin. Ca vaut le coup d'oeil.