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J'ai eu la chance de pouvoir podcaster Francis Pisani à l'occasion de la journée du 5e pouvoir organisée hier par Agoravox. Un entretien dans lequel il livre sa réflexion sur les technologies et le pouvoir perturbateur potentiel qu'elles recèlent, ainsi que sa vision du cinquième pouvoir - celui des citoyens - face aux pouvoirs institutionnels.
En résumé, les citoyens ne pourront vraiment s'approprier les nouvelles technologies que s'ils les utilisent, en tant qu'outils, dans le cadre d'une stratégie sociale. Des stratégies (d'entreprises cette fois) que mettent déjà en place les médias Mainstream aux Etats-Unis et en France, utilisant la technologie pour capter, fidéliser leurs lectorats. Autre sujet évoqué : celui du pouvoir des internautes face à la politique. La tentation des blogueurs organisés et/ou usagers du web participatif (en résumé le 5e pouvoir), serait de rejeter les pouvoirs politiques classiques alors même qu'ils conservent leur utilité dans un système démocratique. A moins que les internautes citoyens ne cherchent à investir le champ local, les actions de proximité (type MonPuteaux.com) pour exercer un réel pouvoir. Un pouvoir qui ne serait, au demeurant, pas forcément un "contre-pouvoir", mais une force de propositions et d'actions citoyennes locales. Pour bien connaître la question, je peux dire que l'immense majorité des élus a une peur bleue des blogs locaux (la plupart du temps très critiques, il est vrai, à leur égard). Il manque aujourd'hui une véritable éducation des élus locaux face à l'irruption des nouvelles technologies, à leurs usages bien sûr, mais surtout - comme l'exprimait Francis - à ses possibilités d'appropriation par les citoyens. Pour envisager, aussi, des dynamiques positives et collaboratives. La suite en images, comme on dit à la télé  
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